Un ingénieur des médias, à quoi cela sert?

20.01.2017

Bastien, raconte-nous ton histoire en quelques mots

Eh bien je suis chez Images3 depuis 2.5 ans maintenant. J’avais fait mon apprentissage de polygraphe ici même, de 2006 à 2009. Comme j’étais déjà passionné de R&D, j’ai voulu – après l’apprentissage – compléter mon profil de polygraphe par une formation d’ingénieur. J’ai donc fait la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion à Yverdon-les-Bains. Mon travail de diplôme portait sur l’obtention de la certification PSO par une entreprise. Coïncidence heureuse: j’avais re-croisé de nouveau Jacques et Denis à cette époque et ils m’ont tout naturellement demandé de monter le projet de certification pour Images3. Donc je suis passé directement des études au monde professionnel, grâce à mon travail de diplôme, et par le biais d’un projet auquel je crois énormément.

Pourquoi ce projet était-il si important?

Nous sommes dans un milieu hautement technologique: la gestion des couleurs est au coeur de la création, production et diffusion des images et cette gestion des couleurs, c’est notre coeur de métier. Donc pour construire les solutions de demain, il faut le faire sur la base de process standardisés.

Pas d’innovation possible sur une base sans fondations solides. Alors oui, c’est plus difficile de faire du R&D sur une base « dure », parce que les marges de manoeuvre sont plus étroites, mais sur le moyen-long terme, c’est beaucoup plus prometteur.

Alors à quoi ça sert un ingénieur des médias?

Un ingénieur des médias est un spécialiste des technologies de l’information et un spécialiste des médias, qu’ils soient imprimés, audiovisuels ou interactifs. Il est capable de conduire des projets dans ces différents domaines grâces à des compétences variées: gestion de projet, stratégie d’entreprise et innovation, ingénierie, IT et communication.

Pourquoi un ingénieur des médias dans une boîte de photolitho?

Aujourd’hui les médias sont de plus en plus cross plateforme. Donc il faut pouvoir distribuer des contenus sur différents médias et pour cela, il faut bien comprendre le traitement des données pour structurer des contenus informationnels de manière à les rendre utilisables sur tout type de support. Les entreprises dans les arts graphiques doivent s’adapter et évoluer dans ce sens.

Il existe plusieurs outils pour y parvenir: la standardisation des processus de travail et la formation continue. Notamment pour aider les collaborateurs à gérer des projets de plus grande envergure -> il faut donc leur donner les outils permettant de mener à bien des projets variés. Nos clients ne se satisfont plus de la simple réalisation de tâches, il faut prendre en compte leurs besoins à un étage plus élevé, c’est à dire la prise en compte de la finalité de leur présence chez Images3: la gestion de leur image de marque au sens large.

Quelle est ta feuille de route chez Images3?

Elle se divise en 3 parties.

  • Identifier et mettre en place des solutions pour optimiser les processus techniques de production. Cela passe également par l’ajout et la qualification de nouvelles prestations par rapport à notre offre actuelle.
  • Après la mise en place du programme de certification ISO – PSO (Process Standard Offset), il faut le maintenir sur la durée. Les standards sont très stricts et cela demande une attention permanente.
  • Proposer des systèmes de gestion des fichiers digitaux, ces gros référentiels qu’on appelle DAM (Digital Asset Management) ou mediacenter.

Article rédigé par Marc Angebault